banniere-prix-medicaux-2019.jpg

Lutte contre le cancer

Grand Prix de la recherche de la Fondation de France 2019

20/01/2021

La lutte contre le cancer est une priorité pour la Fondation de France. Découvrez les travaux du Dr Jean-Ehrland Ricci, grand Prix de la recherche de la Fondation de France 2019.

jean-ehrland-ricci.jpg

Les travaux du Jean-Ehrland Ricci du centre méditerranéen de médecine moléculaire (C3M) de Nice, ont permis de proposer un nouveau traitement pour certains patients touchés par un lymphome de type B.

Cibler le métabolisme pour lutter contre le cancer

Depuis plus d’un siècle, les biologistes savent que les cellules cancéreuses produisent leur énergie, ce qu’on appelle le métabolisme, d’une manière différente des cellules normales. Les chercheurs pourraient-ils « affamer » ces cellules en désorganisant cette production ? Malgré des centaines d’essais cliniques ciblant des voies métaboliques particulières, les tentatives en ce sens n’ont pas porté leurs fruits.

Jean-Ehrland Ricci, lui, a obtenu un important résultat dans ce domaine. Avec son équipe et en collaboration avec les médecins, il a découvert un marqueur permettant d’identifier, parmi les patients touchés par le lymphome B – un cancer agressif – ceux chez qui la production d’énergie passe par une voie particulière, dite mitochondriale. Chez eux, la protéine GAPDH est produite en faibles quantités. Un traitement connu pour cibler spécifiquement cette voie, à base de L-Asparaginase, serait-il efficace ? La réponse est positive.

Les patients ainsi traités dans le cadre d’un protocole s’adressant à des malades en fin de vie, ont tous vu leur santé s’améliorer. « C’est la première fois qu’on obtient un tel résultat grâce à l’identification d’un marqueur métabolique », indique Jean-Ehrland Ricci.

Malheureusement, au cours de ce traitement, des résistances apparaissent et la maladie finit par l’emporter. Jean-Ehrland Ricci et son équipe souhaitent maintenant comprendre quels sont les mécanismes à la base de ces résistances. Et, pour cela, investiguer la manière dont la protéine GAPDH est régulée au sein des tumeurs.

« Cette recherche translationnelle, qui part de questions fondamentales pour aboutir à des résultats chez le patient, prend beaucoup de temps, reconnaît le chercheur. C’est pourquoi le financement des donateurs de la Fondation de France, qui m’ont soutenu à trois reprises et que je remercie, est essentiel ».