Un homme puise de l'eau d'un puits au Bénin dans la Ferme Biologique SEMEVO

Portrait de philanthrope

Gérard Cinquin

 Philanthrope de la terre

Gérard Cinquin, philanthrope de la terreL’Afrique, il l’a souvent arpentée par passion des rencontres, à titre personnel ou comme pharmacien. À chaque fois, le même remords l’habitait : « Je voyais qu’un certain nombre de besoins n’étaient pas couverts, pour l’éducation, pour l’accès à l’eau » se remémore Gérard Cinquin. Jusqu’au jour où, après avoir créé sa propre association, il décide de donner plus d’envergure à son action : en juin 2013 naissait la Fondation Batammariba, du nom d’une ethnie togolaise (le “peuple qui façonne la terre”).

« Notre vocation est de cofinancer des projets d’associations locales qui interviennent dans des zones éloignées de toute civilisation, où vivent des minorités ethniques » explique le fondateur. Dès 2014, la Fondation Batammariba finance la construction d’un laboratoire d’analyses médicales, d’une école, de puits et de latrines en zones rurales au Togo. En 2015, la Fondation Batammariba soutient l’association Aina Madagascar, pour réparer une toiture d’école, arrachée après le passage d’un cyclone. « De mon expérience associative, j’ai appris qu’il faut aller sur le terrain pour voir comment le projet prend vie » témoigne le pharmacien. À raison de 50 000 euros par an alloués sur six années, la fondation espère soutenir une dizaine de projets d’ici 2019.

Au-delà du continent africain, la fondation a élargi en 2017 son périmètre d’intervention : Gérard Cinquin envisage d’aller bientôt en Moldavie roumaine. « Des familles tsiganes vivent là-bas dans des logements insalubres, l’objectif avec la fondation est de participer à la rénovation de leurs habitations » explique le fondateur. Et donner un sens à la notion, ici très tangible, de “solidarité internationale”.