Un organiste au concert des lauréats de la Fondation de France 2013

Portrait de philanthrope

François-Marc Durand

Finaliste du concours des Grands amateurs de piano, François-Marc Durand est Associé-Gérant de la Banque Lazard, une vie où l’on mesure souvent les choses à l’aune de la rentabilité. Au fil des ans, son acuité de financier lui a ouvert les yeux sur le manque récurrent d’aides pour former les jeunes musiciens classiques. « En 2010, j’ai compris que je pouvais utiliser mon argent pour une autre sorte d’investissement : le soutien à la formation des jeunes artistes » confie François-Marc.
  
Cette année-là, avec son épouse, il crée sa fondation dans ce but. Nom de baptême : L’Or du Rhin, hommage à son opéra favori. « Notre fondation, placée sous l’égide de la Fondation de France, soutient une dizaine d’étudiants du Conservatoire national de Paris, avec un budget annuel moyen d’environ 75 000 euros » indique François-Marc.
 
Mélomane éclairé, il repère et finance très tôt de jeunes prodiges, grâce à des bourses d’excellence accordées aux élèves de 3e cycle, comme le jeune altiste Adrien La Marca, révélation aux Victoires de la Musique en 2014. D’autres bourses, à vocation sociale, aident de jeunes musiciens orphelins ou étrangers, en situation précaire.
 
Epanoui par ces années de philanthropie vouée à la musique classique, François-Marc Durand n’a qu’un désir : en faire toujours plus pour soutenir de jeunes talents à peine éclos. Comme sa dernière “pépite”, la pianiste Marie-Ange Nguci (16 ans) d’origine albanaise, que L’Or du Rhin soutient.