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Portrait de fondation

Fondation Mexxa : aider de jeunes Mexicaines défavorisées à construire leur avenir

Juárez, au nord du Mexique, est une ville dangereuse. Adrian Iguaran y a grandi, mais a pu étudier à l’étranger. À l’université du Texas, il a rencontré Marjorie, la jeune française qui deviendra sa femme. Puis il s’est installé en France, intégrant la branche locale d’Apple. 

Un impératif d’expertise et de transparence

« La chance que j’avais eue, je voulais la faire partager. Je possédais les moyens d’agir. Et je désirais garder des liens forts avec mon pays », répond-il. Néophyte en philanthropie, Adrian découvre la Fondation de France sur internet et, après quelques mois de réglage, la fondation sous égide Mexxa naît en décembre 2015. Pour le fondateur, ce statut abrité a deux grands avantages : « Face aux demandes de financement, les Mexicains se méfient. Or, la Fondation de France est un vrai label d’intégrité. Elle m’offre aussi une mine d’expertises, par exemple sur le décrochage scolaire. » Pour que le projet aboutisse, il faut faire alliance avec un partenaire opérationnel mexicain rigoureux, expert et transparent. Ce sera la Fundación comunitaria de la frontera norte  (FCFN-AC). « Si les échelles diffèrent, la FCFN-AC a les mêmes exigences que la Fondation de France. »

Bâtir un avenir meilleur

L’objet de la Fondation Mexxa est l’éducation. Ses bénéficiaires sont les jeunes Mexicaines marginalisées, orphelines ou en  Rupture familiale, ayant souvent subi des sévices. À Juárez, la FCFN-AC a signalé à Adrian un établissement qu’elle accompagne, Casa Eudes. Il abrite des filles en détresse et assure leur instruction, du primaire jusqu’à la fin du secondaire. Mais après, quelle sera leur vie ? Les armer pour construire leur futur a été le premier chantier de Mexxa. Aujourd’hui, Mexxa a pris ses marques. Marjorie Iguaran, co-fondatrice, gère le site web, la communication, et associe des établissements d’enseignement français. Une entrepreneure mexicaine qui vit en France complète le comité exécutif. Deux bénévoles repèrent au Mexique de nouveaux partenaires, associatifs ou privés. Le premier appui de Mexxa est la communauté mexicaine en France – un peu plus de 3 000 résidents. Mexxa s’emploie à la fédérer, avec l’appui de la Chambre économique du Mexique en France, structure privée offrant un espace de rencontres, doublé d’un think tank.

Paradoxalement, les tragiques séismes qui ont frappé le Mexique en septembre dernier ont été un tremplin de ce rassemblement. « Une solidarité incroyable a animé la communauté », raconte Adrian. « Les donateurs mexicains installés en France sont soucieux de la bonne utilisation de leurs dons sur le terrain. Grâce à la transparence de notre action, garantie par des visites régulières au sein des projets financés, ils ont  confiance et se sont largement mobilisés. Par ailleurs, après les séismes, nous avons été contactés par des associations locales mettant en oeuvre d’excellentes initiatives, ce qui nous a permis d’élargir notre réseau sur place. » 

Les sommes collectées à la suite des séismes iront notamment à la reconstruction des écoles détruites par la catastrophe… pour Mexxa, les causes ne manquent pas. « Lorsque je me suis lancé, j’ignorais tout de la philanthropie », conclut Adrian Iguaran. « Mais je savais que mon expérience en gestion financière serait un vrai plus. »

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