Un petit coeur accroché à une poignée de porte.

Portrait de philanthrope

Fondation Marie-José Chérioux

La philanthropie, une histoire de famille

À l’orée des années 1990, le sida fait son sinistre ouvrage. Et dévoile sa part d’ombre : Marie-José Chérioux est l’une des 4 000 victimes transfusées contaminées par le VIH. En mémoire de son épouse, et en accord avec ses enfants, Jean Chérioux crée en 1993 la Fondation Marie-José Chérioux, sous l’égide de la Fondation de France. « À l’époque, les aides allaient en priorité à la recherche : les premiers malades, eux, devaient faire front sans trithérapie et dans un isolement social dramatique » rappellent d’une même voix les enfants de Marie-José et Jean, Philippe Chérioux, Joëlle de Soultrait et Brigitte Valroff.

Depuis sa création, la vocation de la Fondation Marie-José Chérioux n’a guère varié : accompagner les personnes atteintes du sida, repérées par le biais d’associations et de services sociaux et hospitaliers. En 2016, à la mort de Jean, la fratrie Chérioux poursuit l’engagement cher à leur père, ancien sénateur et adjoint au maire de Paris en charge des affaires sociales. Deux associations sont actuellement soutenues par la fondation : Basiliade et Regain Paris, qui mettent toutes deux à disposition des malades des appartements thérapeutiques.

Depuis 24 ans, la Fondation Marie-José Chérioux a accompagné 5 000 personnes et accordé 1,65 million d’euros d’aide. « Notre père nous a transmis son tropisme social, son engagement a donné un sens à notre vie » témoigne Joëlle. « Au nom de nos parents, notre priorité est de continuer à soulager les gens qui souffrent des conséquences du sida » ajoute Philippe. Une cause familiale que Philippe, Joëlle et Brigitte partagent à leur tour avec leurs enfants.