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Méditerranée, d'une rive à l'autre

FFmed, un Fonds pour toutes les femmes du bassin méditerranéen

10/12/2018

Depuis sa création, il y a dix ans, le FFmed œuvre en faveur du développement des droits des femmes en Méditerranée. Ce réseau propose à des militantes féministes un espace de respiration et de réflexion commun. Les « rencontres statégiques », temps fort du réseau ,  témoignent d’une vision élargie du pourtour méditerranéen, avec des participantes de Lybie, de Bosnie, de Croatie, de Palestine, d’Égypte… en plus du Maghreb et de l’Europe. 

L’élan démocratique sera soutenu par l’émancipation des femmes : cette conviction est porté par le Fonds pour les femmes en Méditerranée depuis sa création, il y a dix ans.

Le FFmed œuvre en faveur du développement des droits des femmes en Méditerranée. Pour stimuler la solidarité et la sororité, ce réseau propose à des militantes féministes, notamment des jeunes femmes, un espace de respiration et de réflexion commun. « Lors de ces rencontres, chacune rend compte des priorités de son pays sur la question des femmes ; puis on focalise sur les points de convergence qui se révèlent nombreux. La lutte contre les violences conjugales, par exemple, est une urgence partagée, quel que soit le pays, concerné », dit Caroline Sakina Brac de la Perrière, fondatrice et directrice du FFmed.

Une dizaine de rencontres ont eu lieu depuis la création du fonds. À l’issue des sessions d’échanges se décide une action concrète commune, rapidement opérationnelle. La dernière en date ? La mise en place d’un réseau d’information féministe ayant vocation à tisser des liens, réunir des femmes journalistes originaires de différents pays de la région.

«  Partout, les femmes sont appelées à prendre la parole. Le changement passera par elles. »

Levier de succès du FFmed, soutenu deux ans de suite par la Fondation de France : une vision élargie et horizontale du pourtour méditerranéen. Ainsi ont été conviées à s’asseoir à la table commune, des militantes de Lybie, de Bosnie, de Croatie, de Palestine, d’Égypte… en plus du Maghreb et de l’Europe. « Plus de Nord ni de Sud, mais une Méditerranée ouverte, transversale ! », souligne Caroline Sakina Brac de la Perrière.

« Une participante tunisienne me confiait récemment avoir hésité à rejoindre le mouvement. Habituée à ces rencontres interméditerranéennes, elle pensait retrouver cette ligne invisible entre Europe et Maghreb maintes fois ressentie, cette frontière Nord-Sud qui façonne les représentations. Mais, au bout de trois jours, elle se félicitait d’avoir assisté à une rencontre d’égale à égale, pour la première fois. Juste des femmes de Méditerranée qui se retrouvent autour d’aspirations, d’enjeux partagés pour échanger et trouver des pistes, des leviers d’action communs. »

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