La Tour Eiffel aux couleurs nationale après les attentats.

Urgences

Ensemble face au terrorisme : trouver un financement

Trouver un financement

A la suite des attentats terroristes survenus à Paris et St Denis le 13 novembre 2015 et à Nice le 14 juillet 2016, la Fondation de France a lancé un appel à la générosité et a ouvert une plateforme internet  de collecte  de  fonds  « Give For France » pour les donateurs en France et aux Etats-Unis. Les sommes collectées sont principalement affectées à l’aide aux victimes des attentats, et pour une moindre part à la prévention de la radicalisation des jeunes adolescents de 11 à 15 ans. Ce programme s’étalera sur plusieurs années, pour prendre en compte les difficultés des familles et des associations dans la durée.

La Fondation de France sait faire preuve de réactivité, d’efficacité et de professionnalisme, et elle est outillée pour assurer la traçabilité des sommes et la transparence sur l’utilisation des fonds. Elle rend donc compte régulièrement de l’avancée du programme sur son site internet (voir pages https://www.fondationdefrance.org/fr/laide-aux-victimes-des-attentats et https://www.fondationdefrance.org/fr/contre-la-radicalisation-des-actions-concretes ). Le programme sera terminé lorsque les fonds disponibles seront épuisés, et un compte d’emploi des ressources sera publié sur le site internet. Ce programme fera l’objet d’une évaluation après la fin des projets.

L’aide aux victimes

Le soutien aux victimes prend deux formes.

Des aides directes

Des aides directes sont versées aux familles touchées, avec un plafond fixé à 10 000 euros pour permettre de soutenir le plus possible de personnes.

En France, le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et autres infractions (FGTI)  est chargé de l'indemnisation des dommages corporels et de la prise en charge des victimes et ayants droits.
Il s’appuie sur le réseau de France Victimes (ex-INAVEM) qui regroupe 130 organisations de soutien aux victimes en France. 92 associations locales membres de ce réseau assurent le suivi des victimes des attentats, comme par exemple l’association « Paris Aide aux Victimes » à Paris, « SOS Victimes93 » à St Denis ou l’association MONTJOYE à Nice. 
 

Mais le dispositif d'aide existant ne prend pas en compte tous les besoins de l’entourage direct des personnes décédées ou blessées, ou de celles qui se sont retrouvées au plus près du drame. Ces dernières ne sont pas reconnues comme victimes et ne bénéficient pas d’une prise en charge adaptée. Elles se retrouvent souvent livrées à elles-mêmes et se sentent abandonnées à leur sort, plusieurs étant en grandes difficultés à la suite du drame.

La Fondation de France peut apporter une aide aux personnes les plus en difficultés et en grande détresse qui ne bénéficient pas de la prise en charge prévue par le Fonds de garantie des victimes ou par les autres systèmes d’assurance.
Pour agir avec la meilleure efficacité, la Fondation de France a établi un partenariat avec France Victimes (ex-INAVEM) qui lui présente les dossiers et propose l’attribution d’une aide aux cas les plus vulnérables.L’aide directe aux victimes concerne prioritairement les besoins suivants :

  • le soutien psychologique, pour les personnes choquées mais non indemnisées,
  • un accompagnement juridique pour aider des victimes à obtenir une aide financière,
  • une aide  sociale pour contribuer à la prise en charge partielle de dépenses alimentaires ou de frais consécutifs aux attentats (par exemple pour aider ceux qui ont perdu leurs revenus, ou ceux qui doivent faire face à des frais de déplacement ou d’hébergement pour accompagner des blessés). 

Les demandes d’aide pour les victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 sont à adresser à l’association MONTJOYE à Nice ou à une association locale membre du réseau de France Victimes voir la liste 

par mail à attentatnice2016@inavem.org,
par téléphone : 01 41 83 42 18 ou 08 842 846 37 (08 Victimes).

Des subventions aux associations d’aide aux victimes 

La Fondation de France accorde une subvention à des associations d’aide aux victimes pour qu’elles puissent répondre dans la durée aux besoins des personnes suivies. Elles apportent soutien psychologique, assistance juridique, orientation vers les dispositifs d’aide sociale.En France, le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et autres infractions (FGTI)  est chargé de l'indemnisation des dommages corporels et de la prise en charge des victimes et ayants droits.

Il s’appuie sur le réseau de France Victimes (ex-INAVEM) qui regroupe 130 organisations de soutien aux victimes en France. 92 associations locales membres de ce réseau assurent le suivi des victimes des attentats, comme par exemple l’association « Paris Aide aux Victimes » à Paris, « SOS Victimes93 » à St Denis, Harjès et l’association Montjoye dans les Alpes Maritimes.
 

La prévention de la radicalisation des jeunes adolescents

La Fondation de France a décidé de cibler prioritairement des actions de prévention primaire pour les adolescents âgés de 11 à 15 ans, tranche d’âge correspondant aux années du collège, celles de la découverte d’internet et des réseaux sociaux.
Cet axe ne vise pas les jeunes déjà en voie de radicalisation conduisant à la violence.
 
L’objectif est de développer l’esprit critique des jeunes face aux médias et aux raccourcis véhiculés par les réseaux sociaux. Il doit amener les adolescents à prendre du recul, de la distance face aux messages, à apprendre à convaincre, à se confronter, à vérifier, à chercher des preuves, à réfléchir au rapport qu'ils ont avec le numérique. La déconstruction des « théories du complot » est notamment visée.
 
Il ne s’agit donc pas principalement de produire des contre-discours ou de la contre-propagande djihadiste. Ni d’élaborer des messages faisant référence à des contenus spirituels ou religieux, ni de faire explicitement mention de la lutte contre le risque de dérive ou de radicalisation.

Ce n’est que par un travail conduit en profondeur et inscrit dans la durée, que des résultats peuvent être atteints autour de l’analyse critique de contenus, et de l’acquisition d’un discours argumentatif.  
Contact : ensemblefaceauterrorisme@fdf.org
 

La Fondation de France a une longue expérience en matière de redistribution aux victimes de catastrophes : elle se mobilise rapidement après les tempêtes et inondations en France (2009 Klaus, 2010 Xynthia, 2011 Inondations dans le Var et en 2015 dans les Alpes Maritimes) et à l’international après des séismes comme en Asie du Sud-Est (tsunami de 2004), Haïti (2010) ou au Népal (2015).

Lors de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001, elle a collecté près de 8 millions d’euros qu’elle a redistribué avec l’aide d’associations caritatives locales à 4 000 familles, et a soutenu plusieurs associations de victimes toulousaines.

Les fonds collectés pour l’aide aux victimes à la suite des attentats du 13 novembre 2015 ont été intégralement épuisés. La Fondation de France regrette de ne plus pouvoir apporter son aide aux victimes des actes terroristes commis à Paris et St Denis.