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Centre-Est

En Auvergne, accompagner les soignants au plus fort de la crise

22/06/2020

Face à la crise sanitaire, les hôpitaux ont été en première ligne. Dans le Puy-de-Dôme, le CHU de Clermont Ferrand, établissement de référence de la région Auvergne, a dû réorganiser son activité et soutenir les structures paramédicales du département. Elisabeth Lac et Blandine Seguy, respectivement directrice générale des soins et directrice qualité, gestion des risques et droits des usagers, reviennent sur cet épisode de mobilisation intense.

Comment le CHU de Clermont-Ferrand a-t-il traversé la crise sanitaire ?

E.L : Tout a commencé le 8 février, lorsque l’Agence Régionale de Santé (ARS) nous a signalé un foyer épidémique dans la station des Contamines, et l’arrivée des premiers patients. Au plus haut de la crise, notre CHU comptait 90 patients pris en charge pour le Covid-19. Au fil de l’épidémie, il a fallu gérer le dispatch des malades arrivant aux urgences dans les services capables de les prendre en charge, mais aussi accueillir 35 patients évacués de Franche-Comté et de Paris. Nous sommes parvenus à faire face et à nous organiser pour doubler notre parc de lits de réanimation. En revanche, nous nous sommes rapidement rendu compte que nous allions manquer de matériel. Et que les EhpadD, que nous accompagnons dans le cadre de notre mission d’aménagement du territoire, avaient besoin d’un soutien massif. C’est sur ces deux points sensibles que nous avons sollicité l’aide la Fondation de France. 

Quels équipements vous faisaient défaut ?

B.S : L’aide de la Fondation de France nous a permis d’acquérir un échographe mobile, que nous avons dédié aux seuls services Covid dans le cadre de la surveillance cardiaque des patients. Au-delà de cette crise, c’est un matériel de pointe, qui apportera une véritable amélioration pour les équipes de médecine intensive.

Et sur le volet Ehpad ?

B.S : Dans les maisons de retraites et les foyers médicalisés du Puy de Dôme, dès les débuts de la crise, le personnel s’est trouvé particulièrement démuni face au nombre de malades. Le soutien de la Fondation de France nous a permis de former une équipe mobile multidisciplinaire constituée d’un cadre de santé, de six infirmières et de six aides-soignantes. Cette équipe volante a apporté un renfort aux Ehpad pendant deux mois et demi. Nous avons également mis en place une hotline Covid destinée au personnel de santé, opérationnelle 7j/7. Aujourd’hui nous n’intervenons plus aussi massivement mais nous avons conservé des liens étroits avec les Ehpad et l’ARS. Cet épisode a confirmé la nécessité d’une collaboration renforcée au service des plus vulnérables.

A l’hôpital ou à domicile, les soignants en première ligne

Partout en France et particulièrement sur notre territoire Centre-Est, la Fondation de France contribue depuis le début de la crise à l’achat de matériel spécifique pour la prise en charge à l’hôpital des victimes du virus : respirateurs, échographes, tests, surblouses…

Pendant la pandémie, pour accompagner la continuité des soins, ou durant le déconfinement pour assurer les mesures de sécurité sanitaire, la Fondation de France a par ailleurs financé plusieurs associations engagées aux côtés des soignants à domicile.

L’Auvergne, territoire d’intervention de la Fondation de France

En 2019, la Fondation de France a soutenu 195 projets sur les 4 départements d’Auvergne.

Dans le cadre de la crise Covid, 8 projets ont bénéficié du soutien de la Fondation de France au printemps 2020, afin d’aider les soignants et les personnes vulnérables : Ehpad de Chantelle (03), Association Viltaïs (03), Centre Hospitalier Henri Mondor (15), les Ateliers de la Bruyère en Haute-Loire (43), Association Aramis (63), Emmaeüs de Brussière et Pruns (63), CHU de Clermont Ferrand (63), Centres Hospitaliers d’Ambert et de Thiers (63)