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Déclics jeunes 2019 : 20 nouveaux lauréats au rendez-vous du talent et de l’engagement

Ils ont entre 18 et 30 ans et veulent changer le monde à leur échelle. Parmi les nouvelles idées qui ont enchanté le jury présidé cette année par Agnès Jaoui, des projets originaux, utiles, porteurs d’espoir : Samuel a décidé de transformer les algues vertes qui polluent le littoral breton en objets design, Julien veut offrir à des personnes hospitalisées une « fenêtre thérapeutique sur le monde », Capucine raconte son histoire de rescapée de la route sous forme de bande dessinée… Les 20 lauréats 2019 des Déclics jeunes de la Fondation de France ont eu le déclic nécessaire pour réaliser leur projet citoyen et innovant.

 « Les jeunes se rendent compte très tôt qu’ils ont les clés de leur avenir entre leurs mains. Ils veulent réveiller les consciences sur la nécessité d’agir pour les générations futures et ils se mobilisent pour construire un monde meilleur. A la Fondation de France, depuis 50 ans, nous croyons en eux : nous leur donnons un coup de pouce pour prendre leur envol et concrétiser leurs projets, en particulier à travers les Déclics jeunes », explique Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France.

Une promotion 2019 au rendez-vous du talent, de l’engagement et de la créativité

Cette année, 20 nouveaux lauréats Déclics jeunes sont accompagnés à hauteur de 7 600 euros pour réaliser leur projet innovant et solidaire dans des domaines très divers (cf. annexe p.3) : la sensibilisation à l’impact des violences conjugales sur un enfant, l’accès aux sensations provoquées par la musique pour les personnes sourdes ou malentendantes, la littérature comme thérapie auprès de jeunes migrants…

Pour cette édition spéciale 50 ans, une exposition éphémère des projets a lieu le mardi 24 septembre à 19h au Centquatre à Paris, en présence d’Agnès Jaoui, actrice et réalisatrice, et présidente du jury 2019.

Poursuivant le vœu des époux Léon Salavin et Jeanne Fournier, les Déclics jeunes ont bénéficié à près d’un millier de lauréats depuis leur création en 1975. Leur profil commun : ils ont entre 18 et 30 ans, sont passionnés et méritants, et ont besoin d’une aide, d’une marque de confiance pour réaliser leur vocation.

Et certains anciens lauréats ont connu une success story après avoir été soutenus par la Fondation de France, parmi eux :

Lauréat 1980 -> Rachid Khimoune est un artiste engagé. Il réalise des sculptures et des performances qui dénoncent la pauvreté et la guerre. Pour lui, « l’art est la mémoire de l’humanité » comme le montre ses Tortues de la paix à Omaha Beach, en juin 2011.

Lauréat 1986 -> Jean-François Zygel est pianiste, compositeur et professeur d’improvisation au piano au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Il est également reconnu pour son travail d’initiation à la musique classique à la télévision et à la radio.

Lauréat 1999 -> Tristan Lecomte a fondé Alter Eco, une entreprise pionnière du commerce équitable en France. Quelques années plus tard, il crée PUR Projet, un collectif de lutte contre la déforestation et le changement climatique. En 2010, il a été désigné comme l’une des 100 personnalités les plus influentes au monde par Time magazine.

Lauréat 2012 -> Denis Do a réalisé un long-métrage d’animation sur le Cambodge des Khmers rouges : « Funan, le peuple nouveau ». Il a reçu plusieurs prix, notamment le Cristal du Festival d’Annecy et deux trophées aux Emile Awards en 2018. Le film est sorti le 6 mars 2019 dans les salles de cinéma.

Lauréate 2015 -> Fatoumata Kebe est astrophysicienne. Elle a créé l’association Ephémérides pour parler astronomie aux jeunes de Seine-Saint-Denis et a lancé une start-up pour optimiser l’irrigation des cultures au Mali. Elle collabore avec des chercheurs de la Nasa pour décrypter les secrets des nuages à la couleur bleu argenté.

Lauréate 2017 -> Hayette Louail a créé l’association Un regard pour toi afin d’aider les personnes déficientes visuelles à soigner leur image malgré le handicap : séances de shopping avec des bénévoles formés, étiquettes en braille ou pouvant être « lues » vocalement grâce à un smartphone, ouverture d’une boutique solidaire dédiée le 28 juin 2019.

D’autres anciens lauréats ont fait l’objet de reportages vidéo par des étudiants, dans le cadre du partenariat avec l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille pour les 50 ans de la Fondation de France.

1969-2019 : la Fondation de France aux côtés des jeunes depuis 50 ans

En 2019, la Fondation de France fête son 50ème anniversaire. « 50 ans d’expérience de l’avenir » durant lesquels la Fondation de France n’a eu de cesse de transformer toutes les envies d’agir en actions d’intérêt général efficaces. Une mission qui trouve tout son sens quand il s’agit de donner aux jeunes toutes les chances de réussir. La volonté de transmettre un monde meilleur aux générations à venir n’est-elle pas le moteur principal de la philanthropie ?

Chaque année, la Fondation de France accompagne plus de 3 500 projets qui concernent ou sont portés par des jeunes : lutte contre le décrochage scolaire, accès à la culture ou l’insertion professionnelle… Et quelque 2 200 bourses sont attribuées chaque année par la Fondation de France et les fondations qu’elle abrite.

> Plus d’informations sur le « Guide des Bourses » de la Fondation de France

 

Télécharger le communiqué de presse

Les jeunes et l’engagement*

22 % des Français de moins de 35 ans sont bénévoles dans une association[1] en 2019 vs 16 % en 2010.

37 % des Français de moins de 35 ans donnent de leur temps gratuitement pour les autres en 2019 vs 27 % en 2010.

37 % des Français de moins de 35 ans qui s’engagent déjà quelques heures par an voudraient s’engager davantage.

* Recherches et Solidarités, La France bénévole : évolutions et perspectives, 16ème édition - mai 2019.

Les lauréats 2019 des #DéclicsJeunes sont…

 

Charlotte BETTING (Saulxures-lès-Vannes – 54)

Projet : Mise en lumière de la chapelle de Condé

Nature du projet : Le vitrail, élément phare de la rénovation de la chapelle de Condé

Après des études de géographie, Charlotte voyage en Nouvelle-Zélande où elle se découvre une passion : le vitrail. Elle décide de se réorienter dans ce domaine en devenant vitrailliste. Elle travaille le verre depuis maintenant huit ans. Au cours de son apprentissage, son arrière-grand-mère s’éteint et est enterrée dans le cimetière qui jouxte la chapelle de Condé à Montceaux-l’Etoile, en Saône-et-Loire. Cette chapelle de style roman construite en 1846 par ses ancêtres ayant besoin d’être rénovée, il lui est apparu évident qu’un jour elle réaliserait de nouveaux vitraux.

Grâce aux Déclics jeunes, Charlotte se lancera dans la création de 15 vitraux contemporains, dont le graphisme sera inspiré du cours d’eau voisin.

 

Capucine BLANCHARD (Castres – 33)

Projet : Putain de chevreuil                                                 

Nature du projet : Un roman graphique autobiographique d’une rescapée de la route

Capucine est une rescapée d’un accident de la route. Passionnée de bandes dessinées et de films d’animation, mais aussi illustratrice de talent, elle a souhaité raconter son histoire : cinq ans de vie dans un roman graphique écrit avec humour et légèreté. D’abord une thérapie personnelle, ce roman – en cours de finalisation – est destiné à être partagé. Ses objectifs : aider d’autres personnes ayant vécu un accident de la route et favoriser leur processus de résilience, sensibiliser et ouvrir le dialogue sur le handicap.

Grâce aux Déclics jeunes, Capucine pourra finaliser son roman graphique et esquisser le projet d’un guide de survie comprenant des témoignages de rescapés et des conseils de professionnels de santé.

 

Pamphile CHAMBON (Nantes – 44)

Projet : Accompagner avec la musique, à l’accordéon, des enfants hospitalisés

Nature du projet : Un moment d’évasion pour les enfants en oncologie pédiatrique

Pamphile associe accordéon – sa passion – et évasion pour les enfants hospitalisés en oncologie pédiatrique au Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers. Il propose des moments privilégiés, en tête à tête ou partagés, adaptés aux désirs de chaque enfant : chansons accompagnées de musique, séances de dessins ou d’expression corporelle avec fond musical… Lui-même atteint très jeune d’une pathologie cérébrale, il souhaite les aider à se ressourcer et à lutter contre la maladie, avec la musique comme soutien.

Grâce aux Déclics jeunes, Pamphile acquerra un accordéon professionnel et pérennisera les rencontres avec les enfants hospitalisés.

 

Maylis DARTIGUE (La Rochelle – 17)

Projet : Sri Landaise          
Nature du projet : Un film autobiographique pour illustrer une quête identitaire

Maylis, âgée de quelques mois, est adoptée au Sri Lanka par un couple originaire des Landes. Elle est retournée dans son pays natal en 2013 et y a retrouvé sa famille biologique. Depuis, elle a choisi d'inventer et de construire sa propre identité entre deux pays, deux cultures, deux lignées. Ce long métrage documentaire – actuellement en cours d’écriture – illustrera cette quête identitaire entre famille adoptive et famille biologique. Son souhait est de porter un regard sur l’adoption à l’international et de raconter une forme d’immigration singulière.

Grâce aux Déclics jeunes, Maylis s’équipera du matériel cinématographique nécessaire pour réaliser ce projet : caméra, enregistreur son, trépied…

 

Louise DRUELLE (Calais – 62)

Projet : Calais, mon voyage immobile                              

Nature du projet : Une « BD journal » sur la relation entre la ville de Calais et la migration

Louise est calaisienne et très sensible à la condition des personnes exilées qu’elle a pu rencontrer dans sa ville. Artiste audiovisuelle, elle réalise depuis 2014 des illustrations, des enregistrements sonores et des images de situations rencontrées à Calais : portraits de jeunes migrants, lieux et scènes de vie… Elle souhaite les compiler dans un livre à la manière d’une « BD journal » adaptée à la compréhension du jeune public. Elle espère ainsi contribuer à diminuer la peur de « l’autre » et donner le goût d’aller à sa rencontre.

Grâce aux Déclics jeunes, Louise réalisera une première maquette à partir de tous les matériels visuels déjà créés.

 

Cassandra FELGUEIRAS (La Ciotat – 13)

Projet : Une musique tactile pour personnes sourdes et malentendantes

Nature du projet : La musique à travers les sensations et les vibrations face au handicap

La vie de Cassandra est rythmée par la musique et l’art. Dans le cadre de son diplôme national supérieur d’expression plastique, elle s’est interrogée sur la nature et l’essence même du son. Elle a ainsi imaginé des instruments qui ne s’apprécieraient pas forcément grâce à l’ouïe, mais plutôt grâce aux sensations du corps. Elle a donc développé des instruments tactiles – déjà trois à son actif – pour faciliter l’accès des personnes sourdes et malentendantes à une pratique musicale basée sur la perception des vibrations transmises par l’instrument.

Grâce aux Déclics jeunes, Cassandra perfectionnera un prototype d’instrument de musique qui valorise les sensations tactiles, pour qu’il soit utilisable par tous, sourds et entendants.

 

Gilmary GALLON (Arpajon-sur-Cère – 15)

Projet : GAFFEx, Gathering of Fundamentally Failed Experiments

Nature du projet : Les expériences scientifiques non concluantes à la portée de tous

Diplômé d’un doctorat en physico-chimie des biomatériaux, Gilmary considère que les expériences scientifiques ne pouvant pas aboutir, n’ont pas à tomber dans l’oubli et qu’il est nécessaire pour cela de libérer les savoirs. Il souhaite développer une plateforme internet visant à rassembler, évaluer, lister et propager ces expériences : un système autonome d’édition scientifique en open-science. Un moyen à la fois de créer une communauté scientifique interconnectée et de limiter la reproduction de travaux déjà effectués !

Grâce aux Déclics jeunes, Gilmary développera GAFFEx, cette plateforme internet à destination de la communauté scientifique.

 

Yassine IGUENFER (Bezons – 95)

Projet : Verre vide

Nature du projet : Un court-métrage sur les violences conjugales à travers le regard d’une fillette

Yassine termine actuellement ses études supérieures dans le domaine de l’énergie et est passionné par le cinéma. Autodidacte, il veut réaliser un court-métrage sur les disputes incessantes de parents devant leur enfant. Il a co-écrit un scénario avec le réalisateur Mehdi Charef. Plutôt que de l’envisager sous le prisme des effets néfastes pour le couple, tous deux se sont attachés à montrer l’impact de ces situations de violence sur une fillette. Témoin de ces scènes, cette dernière se retrouve submergée et fragilisée, des traumatismes pouvant avoir de lourdes conséquences pour son avenir.

Grâce aux Déclics jeunes, Yassine pourra se procurer le matériel technique nécessaire à la réalisation du court-métrage.

 

Lucas KHAMVONGSA (Poitiers – 86)

Projet : L’enclos sauvage                                                      

Nature du projet : Le drame associé à la comédie pour un nouveau regard sur la campagne

Passionné de cinéma, Lucas réalise ses premiers films avec le caméscope de son père dès l’âge de neuf ans. Il mûrit plus tard un projet de court-métrage de fiction dramatico-comique : L’enclos sauvage qui met en scène une famille d’éleveurs laitiers en Corrèze dont l’élevage est menacé de disparition. L’originalité du film ? Chaque membre de cette famille jouera son propre rôle. A travers le récit de leur quotidien et de leurs difficultés, Lucas espère changer le regard sur la vie à la ferme. Une fois le film terminé, il organisera des projections dans les campagnes de sa région et le distribuera dans des festivals de courts-métrages.

Grâce aux Déclics jeunes, Lucas financera une partie de la production du film.

 

Léo MARILLIER (Provins – 77)

Projet : I-Sol-La à Tana                                                             

Nature du projet : Le violon, jusqu’au cœur des quartiers pauvres de Madagascar

Diplômé de grandes écoles internationales de musique, Léo joue dès l’âge de 13 ans comme violoniste soliste au sein de divers orchestres du monde. Après avoir rencontré le fondateur d’une association qui promeut la musique classique à Tananarive (capitale de Madagascar), il choisit d’organiser des masterclass afin d’aider de jeunes violonistes malgaches à enseigner le violon à des enfants du quartier pauvre d’Andohatapenaka. Son souhait : permettre à ces enfants défavorisés d’entrevoir autre chose que la misère et l’ignorance, et échapper ainsi à la délinquance.

Grâce aux Déclics Jeunes, Léo assurera une masterclass d’une semaine par an et un suivi à distance pendant trois ans, et approfondira son idée de création d’un guide pédagogique technique bilingue (français-malgache) destiné aux formateurs.