La mécanique des idées

De nouveaux projets en 2021 pour l’association Lilou Debout

25/12/2020

L’association Lilou Debout propose aux enfants avec un handicap moteur des sessions de rééducation dans un établissement dédié. L’activité est pour le moment suspendue en raison du Covid.

L’école à distance ? Ce n’est pas la meilleure formule pour la Pop up School créée il y a bientôt trois ans par l’association haut-rhinoise Lilou Debout. L’établissement accueille des enfants avec un handicap moteur dans le but de développer leur autonomie. « La thérapeute qui anime la séance met toute son énergie dans l’animation ludique, ce qui passe difficilement sur Zoom », explique Gisèle Hoen, coordinatrice de la Pop Up School et fondatrice de l’association. « Mais nous nous armons de patience et restons positifs », reprend-elle. Mère d’une enfant avec un retard du développement moteur, elle est à l’origine de la création de l’école, qui propose des sessions de 8 semaines de rééducation intensive basée sur les principes de l’éducation conductive. Cette méthode a été développée en Hongrie pour donner la possibilité aux enfants avec un handicap moteur d’expérimenter le mouvement. « Notre école s’inspire de la méthode mais nous développons une thérapie basée sur le jeu. La thérapeute travaille le développement moteur, le développement cognitif, l’apprentissage, la réflexion, la communication avec l’enfant, ainsi que le social et le bien-être. Elle aiguille les parents pour qu’ils puissent réinvestir ce qu’ils apprennent à la maison avec leur enfant et le partager avec d’autres thérapeutes », explique encore Gisèle Hoen.

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Un développement freiné

L’objectif de l’établissement est de réunir dans un même lieu tout ce qui permet la prise en charge globale d’un enfant handicapé. Il est en plein essor depuis son lancement et accueille déjà douze familles. La crise sanitaire a brutalement freiné les projets de développement qui étaient prévus cette année. L’établissement devait accueillir une deuxième thérapeute en formation pour pouvoir augmenter sa capacité d’accueil. L’équipe a aussi dû reporter une formation à l’utilisation de matériel et de logiciel de commande oculaire dont l’établissement a récemment été équipé. Enfin, 2020 devait aussi être l’année de la communication, avec la conception d’un site internet. « Nous n’avons de toute façon pas pu ouvrir car nous accueillons un public fragile. Nous attendons que cela se termine pour pouvoir reprendre de manière sereine », souligne Gisèle Hoen. En revanche, la pratique régulière d’une activité physique a pu être maintenue cette année. L’association a en effet monté au sein de l’ASPTT une section Handipetra, les petras étant des draisiennes adaptées au handicap moteur. L’autre difficulté, comme pour de nombreuses associations, porte sur les sources de revenus. Tous les événements qui devaient être organisés, des ventes, des soirées festives, des courses destinées à récolter des fonds, ont été annulés. Malgré le contexte, Gisèle Hoen tourne résolument le regard vers 2021. « Pour l’instant nous n’avons pas d’échéance qui nous permettrait de programmer la réouverture de l’école. Mais dès que cela viendra, nous pourrons très vite rouvrir ! ».

Et la Mécanique des idées ?

« La Mécanique nous a aidé à financer le salaire de la thérapeute et l’achat de matériel adapté ».

Montant accordé : 24 000€