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Sud-Ouest

Contre les violences faites aux femmes, conjuguer urgence et reconstruction...

16/12/2020

En 2020, avec la succession des crises sanitaire, sociale et économique, les violences faites aux femmes ont connu une croissance inédite. L’étude menée par l’ARESVI[1] (association de recherche et d’étude sur la santé, la ville et les inégalités) témoigne que le nombre d’interventions des forces de police et de gendarmerie pour violences conjugales a doublé en Nouvelle-Aquitaine. Pourtant moins de 30% des victimes déclarent les faits aux forces de sécurité. Face à ce fléau, la Fondation de France soutient des acteurs et des actrices de proximité, capables de prendre en charge les situations d’urgence mais aussi d’accompagner les victimes sur le long terme.

Dans le département français qui connaît un très grand nombre de violences conjugales, le Service d’Accompagnements des Familles en Difficultés Dordogne (SAFED24) intervient auprès des femmes en danger. Depuis sa création en 2013, son dispositif d’urgence « Ilot Femmes » accueille des femmes violentées et recueille leur parole. Cet espace d’écoute est également un centre de ressources qui propose d’orienter les victimes vers des structures de prise en charge. En complément de sa mission d’accueil d’urgence, l’équipe du SAFED entend lutter durablement contre les violences de genre. Pour ce faire, elle mène programme de prévention à l’intention des adolescents et des jeunes : l’organisation de rencontres, au cours desquelles les participants sont invités à se questionner sur les problématiques de consentement, la banalisation de la pornographie et la notion de genre.             

Face à un besoin très fort de structures d’accompagnement, la Maison de Simone à Pessac, en Gironde, a vu le jour en 2008. Au-delà de la prise en charge des situations de crise, ce centre d’accueil, d’écoute et de soutien est un véritable lieu ressource pour les victimes. Quatre femmes et leurs enfants séjournent dans le centre d’hébergement qui les protège et les accompagne sur le chemin d’une reconstruction. Des temps d’expression, des thérapies individuelles et collectives leur sont proposés. L’objectif est de leur permettre d’atténuer, voire de guérir de leurs traumatismes, de reprendre contact avec leurs corps meurtris et de retisser des liens parents-enfants, presque toujours altérés par les violences vécues.

« Parce que les violences faites aux femmes me sont intolérables, je me mobilise en tant que femme et comme Présidente de la Fondation de France Sud-Ouest auprès des acteurs et des actrices de terrain. Il est grand temps que cette calamité cesse pour laisser place à une société plus juste et plus égalitaire » Pascale Rousseau Dewambrechies, présidente bénévole de la Fondation de France Sud-Ouest.

La Fondation de France accompagne ces structures partenaires qui œuvrent non seulement dans l’urgence mais aussi sur le temps long de la rémission.

 

[1] Association de recherche et d’étude sur la santé, la ville et les inégalités, Chiffrer les violences sexistes et sexuelles en Région Nouvelle-Aquitaine, 20 novembre 2020, 110p.