50 ans d'action pour l'environnement

Environnement

Comprendre, expérimenter, échanger : 50 ans d’engagement pour l’environnement

Depuis sa création, la Fondation de France et nombre de fondations qu’elle abrite s’engagent pour l’environnement. Avec 18 M€ mobilisés cette année, notre collectif est même le premier financeur privé français en la matière ! Selon quels principes ? Tour d’horizon.

Du premier concours « sauvegarde du littoral » en 1975 jusqu’aux recherches les plus pointues sur l’impact des pollutions sur la vie intra-utérine… la question des relations entre l’homme et l’environnement est au cœur de l’engagement de la Fondation de France. Sur un sujet aussi complexe, les approches sont naturellement diverses. Ainsi, outre les programmes consacrés directement à l’environnement, d’autres appels à projets intègrent cette question à leurs stratégies d’intervention : programmes Habitat, « Alimentation durable » ou encore engagements auprès des agriculteurs en Afrique de l’Ouest. Et à ces actions s’ajoutent celles des 68 fondations abritées, engagées dans la préservation des ressources, la biodiversité, la recherche, etc.

Au total, ce sont près de 800 projets qui sont menés chaque année. Mais au-delà de ce foisonnement d’approches et d’acteurs, quatre principes-clefs guident nos interventions.

1/ Relever le défi de la recherche

Si le constat de l’épuisement des ressources et du changement climatique fait consensus au sein de la communauté scientifique, les mécanismes en jeu et les solutions pour y répondre sont loin d’être tous connus et partagés. Avant d’agir, il faut donc mesurer, analyser et comprendre. Puis tester des solutions à petite échelle, observer rigoureusement leurs effets pour envisager leur déploiement . C’est la démarche qui anime les programmes « Littoral », « Agroforesterie » et « Alimentation durable ». « Mais le temps presse. Alors, pour s’assurer que les recherches ne restent pas « en chambre », qu’elles aboutissent vite à des changements concrets, les appels à projets associent étroitement les acteurs des territoires et les chercheurs : les citoyens, les riverains, les collectivités, les acteurs économiques… s'impliquent aux côtés des scientifiques dans des travaux relevant de disciplines aussi variées que la biologie, la géographie, l’urbanisme ou la psychologie sociale et même la philo ! » explique Thierry Gissinger, responsable des programmes Environnement à la Fondation de France. Sur le littoral, par exemple, 85 projets de recherches-action ont été financés depuis 2011. Quant au programme « Santé publique et environnement », il explore les facteurs de risques environnementaux (contaminants alimentaires, polluants, perturbateurs…) sur la santé humaine, avec un fil rouge : mieux comprendre pour prévenir.

50 ans d'engagement pour l'environnement

Avec la Fondation de France , la philanthropie privée s’engage pour l’environnement.

6 M€ : budget du programme « Réconcilier l’homme et son environnement »

1 M€ : budget du programme « Santé publique et environnement »

12 M€ : budget consolidé des fondations abritées par la Fondation de France, qui ont pour objet les questions environnementales.
Parmi elles, les fondations Nature et Découvertes, Terra Symbiosis, Léa Nature, Daniel et Nina Carasso, ou encore la Fondation 2019.

2/ Expérimentation et participation

Cette volonté « d’embarquer » le plus grand nombre se retrouve dans la majorité des projets mis en œuvre. Car la transition écologique ne pourra se faire sans la société civile, encore moins « contre » elle. A la Fondation de France, nous sommes convaincus que les citoyens doivent être les premiers acteurs de cette révolution, qui impacte les comportements, les modes de vie, les choix de consommation, les gestes du quotidien ! C’est  donc à l’échelle locale que peuvent se développer des projets qui pensent de front environnement , insertion sociale, et économie, notamment en répondant à des besoins que l’économie de marché ne satisfait pas. « Solidarité et écologie se conjuguent au sein de nombreux projets soutenus par le programme Habitat, souligne ainsi Patrice Cieutat, responsable du programme. Exemples ? Les projets de logements partagés et solidaires conçus sur des modèles écologiques, dans le Tarn-et-Garonne, la Drome ou l’Ardèche , les démarches de formation des habitants aux pratiques de sobriété énergétique, de gestion des déchets, ou encore les projets de jardins partagés… etc. Au total ce sont plus de 20 projets à forte dimension écologique que nous aurons financés en 2018.»

Vous serez aussi intéressé par

3/ Ici et ailleurs... de 7 à 77 ans !

Quand on tire le fil de l’environnement, c’est toute la pelote des questions sociales qui se déroule. Ce qui est vrai dans le parc du Cotentin l’est aussi dans les pays de l’Ouest Africain, où la Fondation de France soutient l’agriculture familiale. Car défendre une agriculture locale respectueuse de l’environnement, c’est à la fois lutter contre la faim, contre l’exode rural et contre les ravages écologiques des pratiques d’agriculture intensive.

« Mais partout dans le monde, changer les comportements passe aussi par l’éducation » souligne Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France. Et l’éducation, cela passe avant tout par l’émerveillement, la découverte, le jeu…C’est la conviction qui animait dès l’origine Paul et Hélène Jourde, créateur du Parc de Branféré, en Bretagne, confié par legs à la Fondation de France depuis 1988. Conçu comme un véritable éden, parc botanique puis animalier rassemblant plus de 1000 espèces dans un environnement préservé… cet espace est aujourd’hui avant tout un lieu d’éveil et de sensibilisation à l’écologie. Il accueille notamment l’Ecole Nicolas Hulot qui organise des séjours pour les jeunes à partir de 8 ans, pour leur faire découvrir la nature et comprendre la protection de la biodiversité.

4/ Construire des consensus

Comprendre, expérimenter, éduquer… mais aussi agir à grande échelle. En effet, la question environnementale appelle un véritable changement de modèle. Qui dit changement, dit résistance, parfois conflits et blocage. Ecologie, social, économie… comment concilier ces intérêts antagonistes ?  Comment gérer la transition, à quel rythme, avec quelles compensations pour ceux dont l’activité se voit encadrée ou interdite ? L’expérience montre que la loi ne peut pas tout : les règlements les plus sensés se heurtent à un front du refus s’ils n’ont pas été pensés dès le départ avec toutes les parties-prenantes. C’est le fondement de l’appel à projets « Transition écologique » qui finance chaque année des dizaines de projets participatifs, fondés sur la concertation et l'implication des citoyens.

Vous serez aussi intéressé par