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Fondations abritées

Avec la Fondation Science et Nature, au service de la « mémoire » botanique

20/05/2019

Depuis 2009, Le Muséum national d’Histoire naturelle a engagé un vaste programme de numérisation de l’Herbier national. Pour la dernière ligne droite, les collections d’ethno-botanique, il bénéficie du concours de la Fondation Science et Nature, abritée par la Fondation de France.

Conserver, protéger et partager un patrimoine unique au monde, c’est l’enjeu du plan de numérisation de l’Herbier national, conservé au MNHN. Avec 8 millions de spécimens, arrivés du monde entier au fil des siècles et des expéditions, l’Herbier National a poursuivi un rêve et une ambition : rassembler l’ensemble des espèces de plantes, lichens, algues et champignons que porte la planète… Sa collection représente le résultat de plus de 350 ans d’activité botanique, depuis la création du Jardin royal des plantes médicinales en 1635 !

L’homme et les plantes

Entre 2008 et 2012, ce trésor a fait l’objet d’une campagne de restauration, reclassement et numérisation. Un exploit là encore, avec près de 6 millions de planches numérisées et mises en ligne ! Restaient 2 millions de pièces à traiter, notamment celles des collections d’éthno-botanique, la science qui étudie les relations utilitaires, sociétales et symboliques des hommes avec leur milieu végétal. « Par exemple l’étude des plantes dans une visée alimentaire,  pharmaceutique, cosmétique, etc. explique Olivier Guillbaud, président de la fondation Science et Nature. Ce volet n’avaient pas pu être pris en charge, faute de financement ». Participer à ce financement constitue le premier projet de cette fondation, créée en 2018 par le Laboratoire Science et Nature.  « Notre société élabore des cosmétiques et détergents naturels et écologique. Soutenir le programme nous a paru évident car le souci de la biodiversité est dans l’ADN de l’entreprise. Son modèle économique passe par la compréhension et la préservation de la nature, pour apporter ses bienfaits à l’homme », poursuit Olivier Guilbaud.

Terrain de recherche

La Fondation s’engagera sur 5 ans, durée nécessaire au traitement de 3 collections majeures. En commençant par celle d’Hubert Gillet, un naturaliste surnommé « l’ethno-botaniste du sahel » qui a constitué au fil de ses expéditions une collection de 43 000 planches, qui sera dévoilée fin juin 2019. La première étape d’une démarche aux enjeux multiples. Celui de la conservation bien sûr. L’incendie du Musée National du Bresil, en septembre 2018, l’a malheureusement démontré : un pan de la mémoire scientifique et culturelle de l’humanité peut partir en fumée, en quelques heures. « Mais numériser, c’est aussi donner aux scientifiques l’accès à un incroyable terrain de recherche ! se réjouit Olivier Guilbaud. Ces observations accumulées depuis des siècles vont permettre de mieux comprendre les dynamiques de la biodiversité, de retrouver des plantes et des usages oubliés. Car dans ce domaine, l’histoire et les pratiques anciennes ont beaucoup à nous apprendre !»

 

 

Comprendre… et agir

Mécène scientifique auprès du Muséum National d’Histoire Naturelle, la Fondation Science et Nature souhaite également s’engager sur le terrain, avec des actions concrètes. Préservation de l’environnement, défense de la biodiversité, formation des jeunes générations… tels sont les thèmes de l’appel à projets qu’elle s’apprête à lancer sur la région Grand Est. « Et ensuite, ajoute son président, nous aborderons les autres régions, avec l’ambition de construire un tour de France des meilleures initiatives  environnementales ! »

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