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Covid-19

Avec Ithaque, au plus près de victimes d’addiction

21/05/2020

Depuis 1993, l’association Ithaque vient en aide aux personnes présentant des addictions et à leur entourage, sur la région de Strasbourg. En situation de confinement, afin de maintenir son activité et de garantir un accompagnement de proximité, l’association a su s’adapter très rapidement. Avec l’aide de la Fondation de France.

Accueillir et écouter, soigner, développer la prévention pour réduire les risques, accompagner les familles, mener des travaux de recherche… Ithaque développe une approche globale sur la question des addictions. En temps normal, ses centres peuvent recevoir les personnes sous emprise de drogue ou d’alcool. Actuellement, avec la réduction des possibilités d’accueil, l’association a choisi de renforcer l’activité de son équipe mobile. La Fondation de France soutient ce dispositif qui permet à une équipe de trois professionnels de se déplacer, en camping-car. Principaux sites visités : cinq lieux d’hébergement mis en place pour les personnes sans domicile, dont une structure accueillant des personnes infectées par le coronavirus. Au total sur le secteur strasbourgeois, ce sont près de 2000 personnes qui ont été ainsi relogées.

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© Anne Lienhart / @media_blick

Au début du confinement, l’association a participé à la formation aux gestes-barrière, dans ses centres d’hébergement. Désormais l’unité mobile assure plusieurs permanences par semaine, animées par Sophie et Yann, infirmiers, et par Marc, un ex-usager qui fait aujourd’hui bénéficier l’équipe de son expérience. « Sortir de la dépendance est le combat d’une vie. Chez Ithaque nous accompagnons certaines personnes depuis plus de 15ans, souligne Sophie. La rupture des traitements pourrait avoir des conséquences dramatiques. Il est essentiel de conserver le lien avec les usagers, de maintenir les soins et l’accompagnement. »

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© Anne Lienhart / @media_blick

Garés à l’abris des regards, le camping-car et la petite équipe accueillent un à un les patients. Entre chaque visite, le même rituel : tout est désinfecté. Les visites durent en moyenne une demi-heure, le temps de prendre des nouvelles, de faire le point sur les traitements. Les échanges sont libres, les mots choisis rassurants et bienveillants. Le dernier patient de la journée, montre fièrement son nouveau téléphone. Sophie suggère : « Il doit bien y avoir une fonction agenda, vous pourriez mettre une petite alarme pour vous rappeler notre passage la semaine prochaine ? ». Le rendez-vous est pris, le lien maintenu : objectif atteint.