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Enfance

Aider les jeunes en errance à « reprendre pied »

En France, des centaines de jeunes sont en situation de désaffiliation sociale, voire d’errance. L’association Solidarité Estuaire en Pays-de-la-Loire met à leur disposition La R’Ssource, un lieu d’accueil à Nantes, conçu comme une première étape vers une reconstruction.

200 000 jeunes vivent aujourd’hui sans soutien familial. Pour eux, le passage à l’âge adulte est une étape charnière. Moins armés psychologiquement et socialement, confrontés à des ruptures familiales, éducatives et relationnelles, isolés et sans logement stable, certains vivent une véritable « désaffiliation » sociale qui mène à la rue et à l’errance.

Face à cette situation, une initiative est née dans le Grand Ouest : La R’ssource. Ce projet, porté par l’association Solidarité Estuaire et mené en partenariat avec l’Anef-Ferrer, Oppelia le Triangle et la Mission Locale de Nantes, permet à des jeunes en errance de « reprendre pied ». L’approche de la R’ssource est unique dans le paysage nantais : « nous offrons le seul espace d’accueil de jour pour les mineurs dans l’agglomération » explique Marie Novert en charge de ce projet. La R’ssource est un lieu ouvert 3 fois par semaine où les jeunes en errance âgés de 15 à 25 ans peuvent se poser, recréer du lien social, et un projet de vie. Lors des permanences, les professionnels et bénévoles issus des différentes structures partenaires permettent de répondre à l’ensemble des problématiques qui se posent : addiction, accès aux soins, éducation, projet professionnel … Des ateliers favorisant l’expression sont également mis en place : réalisation vidéo, radio ou encore sorties culturelles. Pour compléter ce dispositif, l’association dispose de deux places en hébergement d’urgence.

Le projet, laurier départemental 2019, a été soutenu par la Fondation de France dans le cadre de son programme Enfance et adolescence : pour l’égalité des chances ! : « C’est grâce à la Fondation de France que nous avons pu ouvrir une nouvelle permanence et embaucher une animatrice socio-culturelle ». En 2018, ce dispositif a permis d’accompagner 74 jeunes, et pour Marie Novert, ce n’est qu’un début : « trois permanences par semaine, ce n’est pas encore suffisant. Pour mieux se réinsérer dans la société, il faudrait que les jeunes puissent être accueillis chaque jour ».

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