Agroécologie, cause commune

Environnement

Agroécologie, cause commune

Nourrir bientôt neuf milliards de Terriens, en protégeant les hommes et l'environnement et en respectant les cycles naturels : c’est le défi de l’agroécologie.

L’agroécologie peut se résumer en deux mots : produire autrement. Une injonction dynamique pour les défenseurs de cette nouvelle forme d’agriculture, qui prône la préservation des sols et de la biodiversité dans la perspective d’une alimentation saine et durable, capable de nourrir l’humanité entière. C'est une alternative aux modes de culture intensive, basés sur l'utilisation de produits de synthèse et d'énergies fossiles.

Mise en avant en France par les pouvoirs publics dans la loi de modernisation de l’agriculture de 2016, l’agroécologie est partie prenante de la transition écologique, fil rouge de la Cop 21 organisée à Paris fin 2015. La France a vu 55 % de sa surface agricole classée en « zone vulnérable » pour cause de pollution, la qualité des eaux étant insatisfaisante. Elle est aussi l’un des dix pays au monde abritant le plus grand nombre d’espèces menacées, comme le rhinolophe de Mehely, chauve-souris la plus menacée de France, ou le grand hamster… « Nous mettons en lumière des solutions qui répondent à ces enjeux environnementaux, et favorisons les échanges entre les fondations abritées s’engageant pour l’agroécologie » souligne Thierry Gissinger, responsable du programme Environnement à la Fondation de France.

Chacun peut agir avec des moyens et des modes d’intervention différents mais complémentaires. À l’image des fondations Terra Symbiosis et Daniel et Nina Carasso qui, chacune à leur façon, font cause commune pour l’agroécologie.

 

« Favoriser la formation des agro-paysans »

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Convaincue que l’agroécologie est synonyme de protection des ressources naturelles, de création d’emplois et d’accès à une nourriture saine, la Fondation Terra Symbiosis favorise depuis sa création en 2009 la symbiose entre l’homme et la nature. Une agriculture qui respecte la biodiversité des sols et permet aux paysans de vivre de leur terre, dans les pays du nord comme du sud.

Un de nos leviers pour le développement de l’agroécologie, c’est la formation. Ainsi, l’association SOL que nous soutenons mène des projets « Biofermes » en Inde, au Sénégal et plus récemment en France, où les futurs agro-paysans sont formés à la ferme-école de Sainte-Marthe, près de Blois. De la même manière, l’association Migrations et Développement, créée en 1986 par des migrants marocains vivant à Marseille, forme chaque année des dizaines de paysans et paysannes aux pratiques agro-écologiques, dans trois fermes-écoles au Maroc.

 

« Agir pour une alimentation durable »

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Et si tout partait de l’alimentation ? Nul n’ignore que se nourrir a des impacts à la fois sur l’environnement (disparition de la biodiversité, d’espèces d’oiseaux, etc.) et sur la santé (augmentation de l’obésité). Ces enjeux sont souvent traités séparément par la société, alors qu’une vision globale permettrait plus de prévention : à la Fondation Daniel et Nina Carasso, c’est notre conviction. Depuis 2011, nous avons financé environ 300 projets dans le cadre de notre programme Alimentation durable. Au cœur des régions, nous contribuons par exemple au vaste mouvement initié en France par de nombreuses collectivités, qui proposent une restauration collective à base de produits bio, et réorientent les terres disponibles vers l’agroécologie.

Dans le même temps, à l’échelon européen, nous soutenons notamment les travaux d’experts qui proposent d’intégrer des considérations alimentaires et nutritionnelles dans la réforme de la politique agricole commune, prévue en 2020.

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