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Fondations abritées

2018, les fondations nouvelles sont arrivées

31/01/2019

En 2018, 34 nouvelles fondations ont été créées au sein de la Fondation de France. Un rebond qui témoigne de la vitalité du secteur. Toutes les causes sont représentées, mais au-delà de sa diversité, le millésime 2018 dévoile quelques tendances-clefs. Explications.

Tendance n°1 : des « projets de vie »

La création d’une fondation a longtemps été vue comme une manière de laisser une trace, après une vie professionnelle bien remplie. « Nous voyons arriver aujourd’hui des hommes et des femmes qui ont la cinquantaine… voire beaucoup moins, comme les créateurs de la Fondation Maintenant, souligne Frédéric Bérard, responsable des fondations abritées à la Fondation de France. De jeunes actifs, qui grâce à leurs revenus, veulent inscrire la philanthropie dans leur projet de vie ! ».

Tendance n°2 : les ETI aussi

Cette ouverture, on la retrouve dans le champ des fondations d’entreprises. Là encore, la démarche était traditionnellement associée aux grands groupes. En 2018, plusieurs entreprises de taille moyenne, comme Septodont (produits médicaux), ou Björg-Bonneterre (alimentation) s’engagent dans l’aventure de la philanthropie, vue comme l’expression de leur responsabilité et comme un projet collectif pour leur communauté.

Tendance n°3 : à l’échelle des territoires

Agir ici et maintenant, s’engager dans des actions locales : c’est aussi l’un des marqueurs de la « promotion 2018 ». Qu’il s’agisse de soutenir les initiatives dans le bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais (Fondation territoriale des Lumières), de valoriser la culture et les paysages des régions viticoles (Fondation Terroirs, paysages culturels) ou de fédérer les projets d’intérêt général portés par les PME de la région parisienne (Fondation Robin du Bien)… nombre de ces nouvelles fondations puisent leur énergie dans celle de leur territoire, de ses acteurs et de ses habitants.

Tendance n°4 : des causes toujours plus diverses

Dans l’histoire du mouvement philanthropique, trois causes ont longtemps occupé le devant de la scène : le soutien aux personnes vulnérables, la culture et la recherche médicale. Aujourd’hui, les nouveaux philanthropes ouvrent le champ des possibles. « Par exemple cette année, deux fondations s’engagent pour l’égalité hommes-femmes : la Fondation Avanti ! pour le leadership féminin, et la Fondation Femmes@numérique », souligne Frédéric Bérard. Et l’outil-fondation permet depuis toujours aux philanthropes de faire vivre une passion, un engagement personnel. Comme celui de Marie Laure Buisson, mobilisée avec la fondation éponyme auprès des familles de militaires endeuillées.

Tendance n°5 : apprendre en marchant, avec la Fondation de France

Autrefois, la création d’une fondation supposait la mobilisation d’une importante dotation de départ. Signe des temps : les nouvelles fondations se créent souvent avec un fonds initial plus limité (200 000 euros sur 5 ans, soit le montant demandé par la Fondation de France), mais les fondateurs renouvellent leur engagement sur la durée, réinvestissant chaque année. « Ils souhaitent ainsi piloter à vue, ajuster si nécessaire… c’est le principe du test and learn », remarque Frédéric Bérard. Cette nouvelle génération de fondateurs exprime de nouvelles attentes : au-delà des aspects juridiques et fiscaux, elle souhaite souvent être accompagnée sur la connaissance des causes et des meilleures pratiques dans le domaine de l’intérêt général, pour mieux s’impliquer.

« Rejoindre la Fondation de France, pour ces nouveaux philanthropes, c’est ainsi rejoindre un réseau d’expertise, d’échanges d’expériences, de confrontation d’idées, souligne Dominique Lemaistre, directrice du mécénat. Mutualisation, rencontres, visites de terrain…  A nous d’adapter nos pratiques pour multiplier les synergies et faire vivre ce collectif ! »