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Après l’école
Un lieu d’écoute pour les jeunes
Contexte
Dans le 18e arrondissement de Paris, plusieurs collèges sont classés en Zone d’éducation prioritaire. En fin de journée, le mercredi ou pendant les vacances, les élèves n’ont pas de lieu où se retrouver, les parents rentrant tard au domicile. Créé par l’Institut de recherche appliquée pour l’enfant et le couple (Iraec), « Le lieu après l’école » propose une alternative, un espace où les jeunes de 6e et de 5e peuvent rencontrer des adultes, se poser, apprendre à verbaliser des situations difficiles.
Projet
Menés par des psychanalystes et psychologues, les entretiens permettent de désamorcer les problèmes et prévenir des situations de décrochage scolaire. Ce sont aussi des moments où les jeunes peuvent parler librement de leurs relations fille/garçon, de la violence à laquelle ils sont confrontés qu’elle soit verbale ou physique, des problèmes du quotidien. Pour répondre aux besoins et à une fréquentation très importante, l’Iraec souhaite élargir ses plages d’activités : en ouvrant « Le lieu après l'école » 4 soirs par semaine (au lieu de 2 actuellement) et pendant les vacances scolaires, en proposant d’avantage d’entretiens aux enfants en difficultés et à leurs parents ainsi que des activités en petits groupes le mercredi avec l’intervention d'artistes. Il s’agit également de maintenir l’accueil les mercredis après-midi au sein du collège Utrillo, particulièrement sensible, avec un fort turn-over d’enseignants.
Implication de la Fondation de France
La Fondation de France a financé une partie des salaires.
Partenaires
Groupement d’intérêt public Réussite éducative, Direction des affaires sanitaires et sociales, Contrat urbain de cohésion sociale, Direction de l'Action sociale, de l'enfance et de la santé.
Points forts
En créant un accueil informel et facile d’accès, ce projet est complémentaire des autres dispositifs. L’Iraec travaille avec de nombreux partenaires, animateurs sociaux, enseignants, chefs d’établissements... Ils orientent les enfants vers l’Institut ou demandent que les psychanalystes interviennent dans leur établissement.
Résultats
Ce travail de terrain, régulier et de proximité porte ses fruits mais victime de son « succès », l’Institut est régulièrement obligé de refuser l’accès du lieu, faute de places. Pour les responsables de l’Iraec, ce projet se distingue notamment par ses modalités de fonctionnement qui ne nécessite pas d’inscription préalable : « Il permet aux jeunes de se sentir libre de venir ou non, ce qui a pour effet de favoriser la venue de ceux qui en ont le plus besoin. Pas d'injonction à venir, à parler ou à rester, il leur est plus facile de pousser la porte. Pour des jeunes déjà stigmatisés comme des "décrocheurs", c'est un lieu facile d'accès. »
Association soutenue
Institut de recherche appliquée pour l’enfant et le couple (Iraec)
75018 Paris




