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Solidarité Japon : aider les victimes de la catastrophe
Devant l’ampleur de la catastrophe survenue au Japon le vendredi 11 mars 2011, la Fondation de France exprime sa compassion envers le peuple japonais, et ouvre un fonds dédié pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de manifester leur solidarité avec les populations les plus affectées.
| 日本との連帯 |
| English Version |
Sans parler de la catastrophe nucléaire, on déplore plus de 19 000 morts et disparus, 500 000 personnes ont été privés d'eau et d'électricité, 200 000 personnes déplacées regroupées dans 2 000 centres d’hébergement provisoire, 180 000 maisons et bâtiments dévastés, 1 700 écoles endommagées…
Le coût des conséquences du séisme est estimé à 220 milliards de dollars (hors incidence long terme de la catastrophe nucléaire). Seules 40 % environ des personnes étaient assurées contre les effets du séisme. Mais le tsunami et le risque nucléaire ne sont pas assurables.
Comme dans tous les programmes qu’elle soutient, la Fondation de France veille à être à l’écoute des besoins des populations les plus vulnérables, les plus exposées à un basculement dans la grande précarité : c’est pourquoi elle s’appuie sur les associations de terrain, proches des besoins des populations.
Les 3 principes d’action de la Fondation de France
1. Le soutien aux associations japonaises
Pour avoir une relation de proximité et être à l’écoute des besoins non couverts des populations les plus fragiles, la Fondation de France se rapproche des associations caritatives locales.
2. Le ciblage sur les populations les plus démunies :
Personnes âgées, isolées, handicapées, enfants, chômeurs… En fonction des besoins exprimés par les associations locales, la Fondation de France soutiendra prioritairement des projets qui viennent en aide aux populations et aux communautés les plus durement touchées.
3. L’intervention en post-urgence :
Le Japon est très bien outillé pour les secours d’urgence et la réponse humanitaire. Le gouvernement japonais a de plus accepté l’aide de 28 pays et organisations internationales. Forte d'une expérience de plus vingt ans, la Fondation de France a donc choisi d’intervenir au Japon en situation de post-urgence, phase clé où les spécialistes de l’urgence quittent le terrain et où les programmes de reconstruction ou de développement se mettent en place.
Des contacts avec les principaux réseaux d’associations
La Fondation de France a rapidement établi des contacts avec les principaux réseaux japonais, en charge de coordonner l’aide sur le terrain, de transmettre des informations actualisées sur la réalité locale et d’apporter une expertise en termes d’évaluation sur les besoins réels des victimes du grand tremblement de terre dans les régions de Tôhoku et du Kantô.
Elle étudiera les projets d’organisations japonaises.
La Fondation de France est en contact avec des associations qui interviennent actuellement dans le cadre de la distribution d’urgence et procèdent aux évaluations de terrain.
Les projets soutenus
Au 1er mars 2012, la Fondation de France a engagé 660 000 euros sur cinq projets, soit près des deux-tiers des sommes collectées à la suite du séisme du 11 mars 2011 (plus d'un million d'euros).
La Fondation de France étudie la possibilité de soutien aux petits agriculteurs de la région de Fukushima : plusieurs projets sont en cours d’élaboration par des associations locales.
La Fondation de France a fait réaliser en juin-juillet 2011 une étude sur les besoins des petits agriculteurs touchés par le séisme, le tsunami ou la contamination nucléaire. Cette étude a été menée sous la direction de Mme Hiroko Amemiya, chercheuse au Centre de Recherches sur la Culture Japonaise de Rennes et vivant à Tokyo.
De passage à Paris en septembre, elle explique dans l’interview qu’elle nous a donné la difficulté pour les agriculteurs de se réinstaller ailleurs et de se projeter dans l’avenir.
>> Voir l’interview de Mme Hiroko Amemiya (7’)
En février 2012, Martin Spitz, responsable des solidarités internationales et des urgences, a effectué une mission de suivi des 5 projets déjà soutenus au Japon :
>> Découvrir la mission de février 2012 en vidéo (4’38)
>> Lire le compte rendu de mission
Hiroko Amemiya et Marc Humbert ont accompagné Martin Spitz lors de sa mission au Japon ; ils nous font part des difficultés des agriculteurs et des familles de la région de Fukushima, et des nouvelles solidarités qui émergent au Japon pour aider les populations de la zone.
>> Voir l’interview de Mme Hiroko Amemiya et de Marc Humbert à Fukushima (7’)
Exemples de Projets soutenus
Ce projet est porté par l’association MUSUBIBA créée après le séisme par des familles de l’île d’Hokkaido, au nord du Japon. Il vise à organiser l’accueil et à faciliter l’installation de femmes souhaitant quitter la zone contaminée de Fukushima avec leurs enfants. De nombreux habitants de la région de Fukushima souhaiteraient quitter la zone et mettre leurs enfants en sécurité, mais n’en ont pas les moyens et doivent rester.
Pour aider les petits agriculteurs de la région de Fukushima qui souhaitent quitter la région pour se réinstaller, l’association SMN Farmers de Ueda organise leur accueil et la reprise d’une activité économique agricole.
Avec l’association YOUKEI DESIGN qu’il préside, l’architecte Kinya Maruyama va construire de manière participative un espace communautaire pour les habitants qui ont dû être relogés temporairement dans des camps de mobil-home. Il vise à favoriser les relations inter-générationnelles entre les personens âgées et les enfants 3 villages de la baie sont concernés : Sakihama, Urahara, Horei.
Soutien à la population sinistrée d’Ishinomaki
Le projet porté par l’association japonaise JEN (Japan Emergency NGO) va permettre de recréer du lien social entre des populations relogées provisoirement dans 5 camps, situés à quelques kilomètres du centre d’Ishinomaki sur des espaces disponibles ou nettoyés de débris. Des lieux d’animation permettront de lancer des activités culturelles et sportives pour les familles, des jeux pour les enfants, mais aussi d’informer les personnes sur leurs droits à indemnisation.
Le projet, porté par Planet Finances Japon, permettra de relancer la filière ostréicole en reconstituant les parcs à huitres de la côte nord-est du Japon, et permettre ainsi aux producteurs de relancer leur activité économique entièrement anéantie par le tsunami.




