Le droit de réussir

C’est en hommage à leur père qu’Odon Vallet et son frère ont créé en 1999 la Fondation qui porte leur nom. Issu d’une famille modeste, Jean Vallet eut de grandes difficultés à payer ses études. Plus tard, Odon Vallet, devenu enseignant, côtoya souvent des jeunes dans cette même situation. L’objet de la Fondation Vallet est donc, tout simplement, de permettre à de bons élèves de milieux défavorisés de poursuivre leurs études. Et c’est ainsi que chaque année, 300 élèves de l’Académie de Paris et 830 au Bénin reçoivent une bourse de la fondation que Odon Vallet tient à remettre lui-même.

À Paris, la fondation soutient des élèves des écoles publiques d’arts appliqués, venus de toute la France et qui doivent assumer un loyer hors de proportion avec leurs ressources personnelles, acheter des fournitures techniques souvent très chères.Le Bénin est un pays où le niveau de vie est très faible. Au-delà de la bourse, les meilleurs élèves qui viennent poursuivre leurs études au lycée Louis-le-Grand ou réussissent l’entrée à l’Ecole Polytechnique sont également aidés par la Fondation Vallet.

La Fondation de France assume chaque année la tâche d’instruire les dossiers présentés par les établissements français et organise le jury de sélection. Au Bénin, comme au Viet-nam où Odon Vallet finance par ailleurs directement près de 2000 bourses, pour des raisons évidentes ce sont des associations locales qui assurent la sélection des élèves en étroite liaison avec le fondateur.

La fondation se veut universelle et ne défend aucune valeur politique, philosophique ou religieuse. Odon Vallet s’investit pleinement et avec rigueur dans cette mission. Les seuls critères sont le mérite scolaire et le besoin social.Elle permet chaque année à des milliers de jeunes d’entrer un peu mieux armés dans la vie. « Quand je vois un de mes étudiants vietnamiens défiler sur les Champs- Elysées le 14 juillet, dans l’uniforme de Polytechnique, je me dis que j’ai raison de continuer... ».