La Fondation ADOS-Éléonore Fournier : tendre la main aux jeunes en souffrance

Histoire de fondation : ADOS-Éléonore Fournie - @ JF. Joly

Créée voici quatre ans, la Fondation ADOS-Éléonore Fournier soutient des initiatives visant les adolescents en souffrance dont les comportements leur font courir de grands risques. Outre une action plus généraliste, elle se concentre sur les troubles du comportement alimentaire.

Comment tirer du bien d’une douleur extrême ? Le 7 mai 2006, un an après la disparition de l’adolescente dont elle porte le nom, la Fondation ADOS-Eléonore Fournier a vu le jour. « Nous nous sommes lancés dans l’entreprise parce qu’il était hors de question de tirer un trait sur notre fille, expliquent les fondateurs, Jean et Stéphanie. On ne gomme pas la vie d’un être. »

S’habituer à parler de sa souffrance rend plus fort

Outre le devoir de mémoire, la Fondation répondait à un autre besoin : échapper au silence. Car placer un étouffoir sur une profonde souffrance rend vulnérable aux maladresses du monde, alors que s’habituer à en parler rend plus fort. Enfin – et surtout – une volonté d’aide et de partage l’anime, car la Fondation ADOS-Éléonore Fournier soutientdes initiatives visant les adolescents que leur souffrance met en danger.

Le choix d’une fondation – au lieu, par exemple, d’une association – s’est imposé aux Fournier pour trois raisons : la tenue dans le temps, la solidité, et le caractère concret de l’aide apportée. Prendre pour partenaire la Fondation de France a paru tout aussi évident, « pour sa compétence et sa gouvernance irréprochable. » La même grille d’exigences s’applique à la sélection des structures qu’épaule la fondation ADOS-Éléonore Fournier : « Notre premier soutien, nous l’avons attribué au plateau téléphonique Inter-service Parents de l’ÉPÉ (lire ci-dessous). Ceux qui l’animent savent écouter et aider le dialogue parents-enfants à se restaurer. Et ils sont là pour durer. »

Objectif prioritaire: les troubles du comportement alimentaire

À ce point, les fondateurs se sont interrogés: devaient-ils tenter d’intervenir sur tout le champ des souffrances adolescentes, ou au contraire s’assigner une cible précise ? « Nous avons décidé de nous centrer sur les TCA, répond Jean Fournier. C’est une pathologie complexe, et les jeunes qui en souffrent semblent peu conscients de l’existence d’un souci sanitaire. »

Le deuxième prix de la fondation a échu au centre de santé mentale et de réadaptation de Paris de laMGEN, et le troisième est allé au Réseau TCA-Francilien, « parce qu’il rassemble des établissements de pointe, touche au partage des meilleures pratiques, et que l’état d’esprit y est fabuleux. » La fondation ADOS-Éléonore Fournier se propose d’offrir chaque année aumoins un soutien financier de ce type, sans préjudice d’autres actions – comme l’aide fournie à ATD-Quart Monde lors des Rencontres Solidarité et Partage de 2008. « Il reste encore à s’ancrer,mais notre jeune structure a déjà rempli plusieurs objectifs », conclut Jean Fournier, qui cite une phrase de VaclavHavel: « L’espérance, ce n’est pas la conviction que tout finira bien, c’est la certitude que tout a un sens, quelle que soit la façon dont cela finit. »

 

Plus d’informations sur www.fondationados.org.

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