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Douleur et Schizophrénie
Une étude sur la perception de la douleur chez les schizophrènes, pour mieux les soigner
Projet
L’INSERM U-792, implantée à l’hôpital Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt, se consacre à la recherche clinique dans le domaine douloureux et à la prise en charge des patients souffrant de douleurs chroniques. En collaboration avec l’unité de recherche de l’Etablissement public de santé Ville-Evrard, à Saint-Denis, spécialisée dans la recherche sur la schizophrénie et la dépression, elle va mener une étude portant sur deux groupes de sujets, 40 schizophrènes et 40 volontaires sains, pour améliorer la compréhension des troubles de la perception douloureuse liés à la schizophrénie. Durant deux ans, les chercheurs compareront la perception et le vécu de la douleur chez les deux groupes, mais aussi leur empathie à la douleur d’autrui. Ils analyseront les fonctions cognitives des sujets, qui reflètent la faculté à se représenter des états mentaux d’autrui.
Contexte
De nombreuses observations cliniques ont révélé une réduction de la perception de la douleur chez les schizophrènes. Deux hypothèses expliquant ce phénomène ont été mises en avant : les patients ne ressentiraient pas ou presque pas la douleur, ou bien ils souffriraient d’un trouble de l’expression de la douleur. Cependant, très peu d’études ont été menées pour aller plus loin dans ce domaine de recherche, alors que de tels travaux pourraient considérablement aider les équipes soignantes dans la prise en charge de la douleur chez les schizophrènes.
Résultats
L’étude a débuté en février 2008 et durera deux ans. Elle permettra d’obtenir des informations nouvelles sur la perception de la douleur chez les schizophrènes.
Implication de la Fondation de France
La subvention de 35 000 € accordée a permis de financer le matériel, l’assurance, les frais de transport et de mission nécessaires à la mise en place de l’étude.
| « Nous avons des difficultés à apprécier la douleur chez les patients schizophrènes » indique Didier Bouhassira, responsable de l’unité INSERM de physiopathologie et de pharmacologie clinique de la douleur à l’hôpital Ambroise Paré, à Boulogne Billancourt. « Cette étude permettra de dégager des hypothèses pour savoir si les patients schizophrènes ont un déficit de perception de la douleur ou s’ils souffrent plutôt d’un trouble de l’expression de la douleur», explique-t-il. Les résultats de l’étude devraient permettre d’améliorer la prise en charge des patients, une priorité pour Didier Bouhassira. « Les informations recueillies seront très utiles pour le clinicien ». |




