Hip hop dernière génération


De jeunes compagnies de danse accompagnées dans leurs premiers pas sur scène

Contexte

Fiches exemples : IUAD

Depuis presque 15 ans, les danses urbaines sont sorties de la rue pour investir la scène. Cependant, ce mouvement soutenu par les politiques de démocratie culturelle n'est pas encore arrivé à son point d'émergence, comme l’explique Chloé Le Nôtre, conseillère artistique à Initiatives d'Artistes en Danses Urbaines (IADU) : « Les spectacles sont encore souvent fragiles artistiquement et les jeunes compagnies manquent de professionnalisation ». Cette situation résulte notamment du peu d'offre de formation de chorégraphes avec une seule école sur tout le territoire, à Angers. Par ailleurs, les chorégraphes en danses urbaines ont souvent grandi dans des milieux sociaux où la culture du spectacle vivant est peu diffusée. En conséquence, ils rencontrent des difficultés pour répondre seuls aux codes et aux exigences de cet univers par ailleurs très concurrentiel.

Projet

Lancée conjointement en 1998 par le Parc de la Villette et le Fonds danse sous égide de la Fondation de France, IADU a pour but de soutenir et d'accompagner les jeunes compagnies issues du mouvement hip hop. « Depuis 2008, on travaille de plus en plus sur l'exigence et sur la dramaturgie, pour faire naître des spectacles plus audacieux, avec de vraies prises de risques », indique Chloé Le Nôtre. Pour cela, IADU offre une aide à l'écriture de 4000€, une aide aux premières créations entre 2000 et 5000€ et une aide de 8000€ aux chorégraphes confirmés. Des accueils en résidence sont également proposés avec la possibilité de demander le « regard extérieur » d'un grand chorégraphe. Les « chantiers en cours » sont présentés à des professionnels à l’occasion de la Biennale de la danse à Lyon et lors des Transmusicales de Rennes. Enfin, une fois les spectacles finalisés, des « fenêtres de diffusion » sont ouvertes dans des lieux stratégiques choisis par IADU, qui convoque alors son réseau de programmateurs.

Implication de la Fondation de France

IADU bénéficie du soutien du Fonds danse sous égide de la Fondation de France, à hauteur de 60 000 euros pour participer au financement des coproductions et des différentes aides aux artistes.

Résultats

En 2010, 5 aides à l'écriture, 5 aides aux premières créations et 4 aides aux chorégraphes confirmés ont été attribuées. Par ailleurs, 16 compagnies ont été accueillies en résidence pour un total de 248 jours. IADU prévoit de maintenir en 2011 les chantiers en cours et propose aussi de nouvelles perspectives de diffusion : le festival « Hautes tension » du parc de la Villette, le Centre national de danse contemporaine (CNDC) d’Angers…

 

Danseuse et chorégraphe de la compagnie de hip hop « par Terre », Anne Nguyen a bénéficié d'un accompagnement et d’un suivi par IADU depuis 2005. « Au début, les nombreux «chantiers en cours » organisés par IADU m'ont permis de montrer mon travail à des
professionnels qui m'ont appréciée et m'ont toujours suivie depuis. J'ai ensuite bénéficié de plusieurs coproductions, dont une dernière aide en 2011 de 8000€ en tant que chorégraphe confirmée. Cette somme importante fonctionne comme une marque de reconnaissance du professionnalisme de la compagnie auprès des théâtres.Grâce à cela, nous ne sommes plus considérés comme une petite compagnie émergente. Nous sommes rentrés petit à petit dans la cour des grands ! »

Organisme soutenu

Initiatives d'artistes en danses urbaines
(IADU)
75019 Paris


FONDATION DE FRANCE - 40, avenue Hoche, 75008 Paris - T. 01 44 21 31 00