Les filles prennent les gants


Dans un quartier en Zone urbaine sensible d’Amiens, des jeunes filles ont décidé de pratiquer la boxe

 

Contexte

La Zone urbaine sensible Etouvie à Amiens est située dans un cadre verdoyant en fond de vallée de la Somme. Situé à plus de 5 km du centre ville, le quartier vit replié sur lui-même, ses habitants se disant Etouviens plutôt qu’Amiénois. Plusieurs jeunes filles ont demandé la mise en place de créneaux sportifs exclusivement féminins. Les animateurs du centre social et culturel qui privilégient habituellement la mixité fille-garçon, ont pris conscience de l’intérêt d’une telle démarche. En effet, les adolescentes s’intègrent difficilement dans un univers où les femmes sont trop souvent associées à certaines activités comme la couture, la cuisine ou la danse.

Projet

Des ateliers hebdomadaires de « savate forme » sont proposés à 12 filles âgées de 13 à 17 ans. L’apprentissage de la gestuelle de la boxe française sur fond musical, sans contact physique seul, est un moyen d’aborder les notions de respect et de tolérance. En outre, les questions d’équilibre alimentaire et de santé sont abordées avec une diététicienne une fois par mois. Par la suite, les jeunes filles sont amenées à se confronter au regard des autres, et notamment à celui des garçons, en présentant une chorégraphie à l’occasion de la journée de la femme en mars et de soirées de quartiers prévues en avril et en juin. Enfin, elles réalisent un court-métrage présentant leur parcours, leur évolution grâce au sport et les perspectives qu’elles envisagent.

Implication de La Fondation de France

La subvention de la Fondation de France aide au démarrage et à la réalisation du projet.

Partenaires

Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, Ville d'Amiens.

Points forts

Par le biais du sport, les jeunes filles améliorent leur estime et le regard porté sur elles. Elles sont étroitement impliquées dans la mise en place du projet. Les animateurs rencontrent également les parents pour éviter tout frein. Cette expérience peut les inciter à développer des actions collectives et à reprendre, pour certaines, des formations.

Résultats

Dix jeunes filles, pour la plupart déscolarisées, se retrouvent chaque mercredi pendant deux heures, depuis octobre 2010 dans les locaux de la boxe française pour un atelier encadré par un animateur du centre sociale et culturel et un éducateur sportif.

Organisme soutenu

Centre social et culturel d’Etouvie
80 000 Amiens


FONDATION DE FRANCE - 40, avenue Hoche, 75008 Paris - T. 01 44 21 31 00