L’or brun du Togo
Rendre le riz étuvé local plus compétitif au Togo
Contexte
Apprécié pour ses qualités gustatives et nutritionnelles, le riz étuvé trouve pourtant peu sa place sur les marchés du Togo, malgré les nombreuses activités que génère sa production. Celui-ci souffre en effet de la concurrence du riz blanc d’importation asiatique, moins cher, plus abondant et de meilleure qualité que la production locale. L’association Entreprises territoires et développement (ETD) vient en aide aux producteurs et transformateurs de cette céréale, pour dynamiser l’économie locale.
Projet
L’objectif d’ETD de cette initiative est d’augmenter les revenus des producteurs et des femmes transformatrices de riz en améliorant les conditions d’approvisionnement, de transformation et de commercialisation du riz étuvé. Pour ce faire, ETD leur propose de s’organiser en une Entreprise de Services et Organisations de Producteurs (ESOP), un modèle d’entreprise rurale mis au point et diffusé notamment au Togo et au Bénin par ETD en partenariat avec le Centre international de développement et de recherche (CIDR). Les agriculteurs participant à L’ESOP s’engagent à approvisionner régulièrement les transformatrices en riz paddy (un riz brut, non décortiqué) moyennant un prix avantageux pour les deux parties. Grâce à un meilleur outillage et plusieurs cycles de formation, les femmes produisent un riz étuvé de meilleure qualité et participent à l’élaboration d’une véritable marque, facilement identifiable sur les étals. Enfin, L’ESOP commercialise une partie du riz sur les marchés urbains, le reste étant vendu par les femmes sur les marchés locaux. Ce dispositif leur permet ainsi l’accès à de nouveaux clients tout en conservant leur autonomie.
Implication de la Fondation de France
La Fondation de France a subventionné ce projet à hauteur de 15 000 € en partenariat avec l’Ambassade de France à au Togo et le CIDR.
Résultats
314 producteurs de riz locaux et 75 femmes ont été formés à de nouvelles techniques de culture et l’étuvage de riz. Le travail des femmes est moins pénible grâce à l’achat de matériel adapté. En 2009, 35 tonnes de riz étuvé de meilleure qualité ont été vendues sur les marchés locaux à un prix de 400-450 FCFA, ce qui a augmenté substantiellement le revenu des transformatrices et des producteurs tout en restant abordable pour les citadins les plus modestes.
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Amina Pakande est transformatrice de Sotouboua et Présidente du groupement La grâce : « Avant l’ESOP, j’avais des difficultés pour acheter le riz paddy. Je l’achetais chez les producteurs du village et au marché avec des cailloux et de la paille. Comme je devais payer au comptant, j’achetais de faible quantité. Après avoir étuvé le riz, je le décortiquais dans des moulins, donc le riz brisait beaucoup. Mais avec l’ESOP, j’ai avoir une quantité importante de riz paddy à crédit. La qualité est meilleure. L’ESOP nous a donné des étuveuses : nous ne souffrons plus pour étuver et décortiquer le riz. Le riz que j’obtiens maintenant est propre et je le vends très bien sur le marché. Avec cela, je suis contente car j’arrive maintenant à gagner de l’argent. Si l’ESOP continue de nous appuyer, nos souffrances vont baisser. Je remercie ceux qui ont financé ETD pour nous a ider. » |
Organisme soutenu
Entreprises Territoires et Développement (ETD) Lomé - Togo




