Notre histoire


 

La Fondation de France naît le 9 janvier 1969, grâce au Général de Gaulle. L'idée est d'André Malraux. Son projet : créer un outil moderne de philanthropie.

 

Une fondation pour quoi faire ?

© Frederic Desmesure

La Fondation de France est née de l'idée de créer un organisme privé et indépendant qui aiderait à concrétiser des projets à caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social ou culturel. Il s'agissait de réactualiser une pratique peu reconnue en France, le mécénat. Si traditionnellement le mécène était celui qui, avec ses propres ressources, protégeait et aidait l'artiste de son temps, cette facette de la philanthropie concerne aujourd'hui tous les domaines de l'intérêt général.

En 1965, Michel Pomey, alors conseiller au cabinet d'André Malraux, est chargé d'une mission : comparer les systèmes américain et français en matière de mécénat. A son retour des Etats-Unis, son rapport est sans équivoque : la vitalité des fondations aux Etats-Unis est sans commune mesure avec la situation française. Michel Pomey entreprend dès lors de mettre en place un renouveau du mécénat en la personne d'une " grande fondation " à vocation générale.

Son but : aider concrètement " les initiatives de générosité " émanant de toutes parts. Il faut donc concevoir l'entité capable de jouer un rôle d'intermédiaire et de catalyseur des générosités. Véritable médiateur entre la sphère publique et le secteur privé, les principes d'autonomie et de participation vont devenir le double moteur de son action.

Une fondation née dans les années 70

Avant les années 70, les fondations connaissent une situation plutôt morose. Il n'existe que 250 fondations en France dans les années 60 contre 15 000 aux Etats-Unis (où il s'en crée plus de 1200 par an). Depuis des décennies, la France accumule un net retard sur ses voisins britanniques et nord-américains. Pour des raisons historiques, politiques et économiques, les fondations de l'hexagone n'ont pas le poids de leurs consoeurs anglo-saxonnes.

Michel Pomey soulève par ailleurs la question d'un régime fiscal plutôt sévère à leur égard et surtout le fait que les fondateurs français ne peuvent suivre le modèle des puissantes fondations américaines. Peu de particuliers disposent en effet de la fortune nécessaire pour s'investir dans une mission d'intérêt général. Toutefois, la société des années 70 s'émancipe.

L'expansion économique n'est pas tout : il faut aussi et surtout renforcer le lien social. Peu à peu, les entreprises vont prendre conscience de leur responsabilité en la matière Quant aux pouvoirs publics, même s'ils craignent l'influence d'une fondation à l'américaine qui pourrait remettre en question le rôle de l'Etat, ils se montrent plutôt favorables. André Malraux, alors ministre chargé des affaires culturelles, n'est-il pas ouvertement pour un renouveau du mécénat dans son pays ?

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